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Calcul des indemnités pour rupture du contrat en cas de harcèlement moral au travail

En cas de rupture du contrat (licenciement ou rupture conventionnelle), estimez le montant global pouvant être obtenu, que ce soit en négociation amiable ou devant le Conseil de prud'hommes.

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En cas de harcèlement moral entraînant la nullité du licenciement, le barème Macron ne s’applique pas. L'indemnité minimale est de 6 mois de salaire (Art. L. 1235-3-1 C. trav.).

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Comment sont calculées les indemnités pour harcèlement moral ?

En cas de harcèlement moral au travail, le dédommagement financier dépend de la voie choisie (judiciaire ou transactionnelle) et de la qualification juridique de la rupture du contrat. Trois composantes principales déterminent le montant total des dommages et intérêts.

Indemnité de licenciement nul (ILN) — Art. L. 1235-3-1

Lorsque le licenciement est déclaré nul pour harcèlement moral, l'article L. 1235-3-1 du Code du travail prévoit une indemnité plancher de 6 mois de salaire brut, quelle que soit l'ancienneté du salarié. Ce plancher est supérieur à l'indemnité légale de licenciement classique (Art. L. 1234-9), calculée à hauteur de 1/4 de mois par année d'ancienneté pour les 10 premières années, puis 1/3 de mois au-delà.

En pratique, le juge accorde souvent un montant supérieur au plancher légal lorsque l'ancienneté est significative. Notre simulateur utilise une estimation statistique basée sur la pratique juridictionnelle (coefficient de 1,8 appliqué à l'indemnité légale de licenciement lorsque celle-ci dépasse le minimum de 6 mois). Ce coefficient n'est pas un barème légal mais une moyenne observée en jurisprudence : chaque juge fixe souverainement le montant en fonction des circonstances propres à chaque dossier.

Dommages et intérêts pour préjudice moral (IPM)

L'indemnité pour préjudice moral vise à réparer le dédommagement psychologique subi par la victime de harcèlement. Elle est fixée souverainement par le juge en fonction de la durée des agissements, de leur gravité, de l'impact sur la santé (dépression, anxiété, burn-out) et des conséquences professionnelles (perte d'emploi, difficulté à retrouver un poste).

Les tribunaux accordent en moyenne entre 3 et 10 mois de salaire brut pour le préjudice moral seul. Notre simulateur utilise une base médiane de 5 mois de salaire, modulée par l'ancienneté (+10% au-delà de 5 ans, +30% au-delà de 10 ans) et le type de rupture.

Indemnité transactionnelle (négociation amiable)

En cas de rupture conventionnelle ou de négociation directe avec l'employeur, l'indemnité transactionnelle est un montant global forfaitaire négocié dans le cadre d'un protocole d'accord (Art. 2044 du Code civil). Le montant dépend directement de la solidité du dossier du salarié :

  • Dossier moyen (peu de preuves écrites) : 3 à 8 mois de salaire brut
  • Dossier solide (emails, SMS, attestations, alerte médecine du travail) : 6 à 12 mois de salaire brut
  • Dossier très risqué pour l'employeur (santé dégradée, alertes ignorées) : 12 à 24 mois de salaire brut

Ces fourchettes sont majorées pour les cadres (+10%) et les salariés de longue ancienneté (+8% au-delà de 5 ans, +15% au-delà de 10 ans).

Exemples de montants d'indemnités pour harcèlement moral

Les montants ci-dessous sont calculés avec les formules exactes de notre simulateur, pour un scénario de licenciement nul (voie judiciaire aux prud'hommes) dans une entreprise de 11 salariés ou plus. Ils illustrent le cumul de l'indemnité de licenciement nul (ILN) et des dommages et intérêts pour préjudice moral (IPM).

ProfilSalaire brutAnciennetéEstimation basseMédianeEstimation haute
Employé non-cadre2 500 €3 ans23 625 €29 375 €38 000 €
Cadre4 000 €8 ans39 180 €49 300 €64 480 €
Cadre supérieur5 500 €15 ans57 668 €82 198 €106 865 €

Ces montants sont des estimations indicatives basées sur les références jurisprudentielles moyennes et ne constituent pas un avis juridique. L'estimation haute correspond à des dossiers exceptionnellement solides (harcèlement caractérisé de longue durée, éléments médicaux accablants). La médiane est plus représentative de la majorité des dossiers. Congés payés, 13e mois et primes non inclus.

Cadre légal : les textes de référence

Article L. 1152-1 du Code du travail — Définition du harcèlement moral

« Aucun salarié ne doit subir les agissements répétés de harcèlement moral qui ont pour objet ou pour effet une dégradation de ses conditions de travail susceptible de porter atteinte à ses droits et à sa dignité, d'altérer sa santé physique ou mentale ou de compromettre son avenir professionnel. »

Cet article pose la définition fondamentale du harcèlement moral. Il établit trois critères cumulatifs : des agissements répétés, une dégradation des conditions de travail, et une atteinte aux droits, à la dignité, à la santé ou à l'avenir professionnel du salarié. C'est sur cette base que le juge qualifie — ou non — les faits de harcèlement moral.

Article L. 1235-3-1 du Code du travail — Indemnité de licenciement nul

« Lorsque le juge constate que le licenciement est entaché d'une des nullités [dont le harcèlement moral], [...] l'indemnité à la charge de l'employeur ne peut être inférieure aux salaires des six derniers mois. »

Cet article est central pour le calcul des indemnités. Il exclut explicitement le barème Macron (Art. L. 1235-3) lorsque le licenciement est nul pour harcèlement moral, et fixe un plancher de 6 mois de salaire — sans plafond. C'est ce qui rend la voie judiciaire potentiellement plus avantageuse que la transaction pour les dossiers solides.

Article L. 1235-3 du Code du travail — Barème Macron

Le barème Macron encadre les indemnités pour licenciement sans cause réelle et sérieuse avec un plancher et un plafond indexés sur l'ancienneté. Pour une entreprise de 11 salariés ou plus, le plafond va de 1 mois (0 an d'ancienneté) à 20 mois (29 ans et plus). Ce barème ne s'applique pas en cas de nullité du licenciement pour harcèlement moral — c'est pourquoi notre simulateur compare systématiquement les deux scénarios.

Jurisprudence récente sur les indemnités de harcèlement moral (2025)

Cass. soc. 17 décembre 2025 — Le « contexte de harcèlement » ne suffit pas à écarter le barème Macron

Dans un arrêt du 17 décembre 2025, la chambre sociale de la Cour de cassation a précisé une distinction cruciale : le simple « contexte de harcèlement moral » invoqué par le salarié ne suffit pas à écarter le barème Macron. Pour bénéficier du plancher de 6 mois (Art. L. 1235-3-1), il faut que le harcèlement moral soit effectivement reconnu par le juge et qu'il entraîne la nullité du licenciement.

Conséquence pratique : la Cour rappelle que c'est le lien direct entre les agissements de harcèlement et la rupture du contrat qui permet d'évincer le barème Macron. Sans ce lien de causalité reconnu par le juge, le salarié reste soumis aux plafonds du barème, généralement inférieurs au potentiel d'indemnisation en cas de nullité. Cette décision renforce l'importance de constituer un dossier de preuves solide (emails, SMS, attestations de collègues, alertes au médecin du travail, certificats médicaux) établissant clairement que le harcèlement est à l'origine de la rupture.

Cass. soc. 19 avril 2023 (n° 21-21.053) — Obligation de prévention et indemnisation distincte

La Cour de cassation a confirmé que le manquement de l'employeur à son obligation de prévention du harcèlement moral (Art. L. 1152-4) constitue un préjudice distinct, réparable indépendamment de la reconnaissance du harcèlement lui-même. Autrement dit, même si le juge ne retient pas la qualification de harcèlement moral, l'employeur peut être condamné à verser des dommages et intérêts s'il n'a pas pris les mesures nécessaires pour prévenir les agissements signalés.

Cass. soc. 1er juin 2023 (n° 21-23.438) — Charge de la preuve et présomption

La chambre sociale a rappelé le mécanisme de présomption de harcèlement moral (Art. L. 1154-1) : le salarié doit présenter des éléments de fait laissant supposer l'existence d'un harcèlement. La charge de la preuve bascule alors sur l'employeur, qui doit démontrer que les agissements sont justifiés par des éléments objectifs. Ce mécanisme probatoire favorable au salarié explique pourquoi un dossier bien constitué (plusieurs éléments concordants) a de fortes chances de prospérer.

Licenciement nul ou transaction amiable : quel scénario pour quel dédommagement ?

Le choix entre la voie judiciaire (contestation aux prud'hommes) et la transaction amiable est une décision stratégique majeure qui détermine le montant du dédommagement obtenu pour harcèlement moral.

Voie judiciaire (prud'hommes)

  • +Potentiel d'indemnisation maximal si le harcèlement est reconnu
  • +Barème Macron non applicable — minimum 6 mois (Art. L. 1235-3-1)
  • +Cumul ILN + dommages et intérêts pour préjudice moral
  • -Durée longue : 18 à 24 mois en moyenne
  • -Issue incertaine si le dossier est fragile
  • ~Dommages et intérêts soumis à l'impôt sur le revenu (hors indemnité légale de licenciement)

Transaction amiable

  • +Résolution rapide : 1 à 6 mois de négociation
  • +Certitude du montant et confidentialité de l'accord
  • +Indemnité souvent exonérée de cotisations sociales (sous conditions)
  • +Indemnité souvent exonérée d'impôt sur le revenu (dans la limite de l'indemnité légale de licenciement)
  • -Montant inférieur au potentiel judiciaire maximal
  • -Renonciation définitive à toute action prud'homale

En résumé : la voie judiciaire est à privilégier lorsque le dossier est solide et que le salarié peut supporter la durée de la procédure. La transaction est préférable lorsque le salarié souhaite une résolution rapide ou lorsque le dossier de preuves est incomplet. Dans tous les cas, la solidité du dossier est le levier principal — que ce soit pour obtenir la reconnaissance du harcèlement aux prud'hommes ou pour négocier un montant transactionnel élevé.

Le rôle de l'avocat est déterminant, particulièrement en transaction : la présence d'un avocat spécialisé en droit du travail augmente significativement les montants obtenus. La pression juridique qu'il exerce (menace crédible de contentieux, maîtrise des références jurisprudentielles, qualité de l'argumentation) modifie le rapport de force avec l'employeur et conduit généralement à des propositions transactionnelles plus élevées.

Points clés à retenir sur les indemnités de harcèlement moral au travail

  • 1Le minimum légal est de 6 mois de salaire brut en cas de licenciement nul pour harcèlement moral (Art. L. 1235-3-1 du Code du travail).
  • 2Le barème Macron ne s'applique pas lorsque le licenciement est déclaré nul — à condition que le lien de causalité entre le harcèlement et la rupture soit établi (Cass. soc. 17 décembre 2025).
  • 3Les dommages et intérêts pour préjudice moral s'ajoutent à l'indemnité de licenciement nul : les tribunaux accordent en moyenne 3 à 10 mois de salaire selon la gravité.
  • 4En transaction amiable, les montants varient de 3 à 24 mois de salaire selon la solidité du dossier de preuves.
  • 5L'indemnité transactionnelle bénéficie souvent d'une exonération fiscale (dans la limite de l'indemnité légale), ce qui peut compenser un montant facial inférieur à celui des prud'hommes.
  • 6La présence d'un avocat spécialisé augmente significativement les montants obtenus, tant en négociation qu'au contentieux.
  • 7La charge de la preuve est aménagée en faveur du salarié (Art. L. 1154-1) : il suffit de présenter des éléments laissant supposer le harcèlement pour que l'employeur doive se justifier.
FAQ

Questions fréquentes sur les indemnités

Barème Macron, montants, négociation : les réponses aux questions que vous vous posez sur les indemnités de harcèlement moral.

Quel est le montant minimum d'indemnité pour harcèlement moral au travail ?

En cas de licenciement nul pour harcèlement moral, l'article L. 1235-3-1 du Code du travail prévoit un minimum de 6 mois de salaire brut. Ce plancher s'applique quelle que soit l'ancienneté du salarié.

Ce montant est un minimum : le juge peut accorder davantage en fonction du préjudice subi (préjudice moral, perte de revenus, impact sur la santé). En pratique, les indemnités totales se situent souvent entre 8 et 24 mois de salaire selon la gravité de la situation.

Le barème Macron s'applique-t-il en cas de harcèlement moral ?

Non, le barème Macron ne s'applique pas lorsque le licenciement est déclaré nul pour harcèlement moral. L'article L. 1235-3-1 du Code du travail exclut explicitement les cas de nullité du barème d'indemnisation plafonné.

Attention : la Cour de cassation a précisé (Cass. soc. 17 décembre 2025) que le simple « contexte de harcèlement » ne suffit pas à écarter le barème. Il faut que le harcèlement moral soit reconnu par le juge et qu'il entraîne la nullité du licenciement.

C'est pourquoi la constitution d'un dossier solide est essentielle pour bénéficier de cette protection.

Comment est calculée l'indemnité pour préjudice moral en cas de harcèlement ?

L'indemnité pour préjudice moral est fixée souverainement par le juge en fonction des circonstances. Elle vise à réparer le préjudice psychologique subi par la victime.

Les critères pris en compte :
  • Durée et gravité des agissements : plus le harcèlement est prolongé et intense, plus l'indemnité est élevée
  • Impact sur la santé : arrêts maladie, dépression, anxiété, troubles du sommeil
  • Impact professionnel : perte d'emploi, difficulté à retrouver un travail, déclassement
  • Circonstances aggravantes : vulnérabilité du salarié, absence de réaction de l'employeur
En pratique, les tribunaux accordent généralement entre 3 et 10 mois de salaire pour le préjudice moral seul, avec une médiane autour de 5 mois.

Quelles indemnités peut-on obtenir aux prud'hommes pour harcèlement moral ?

Les indemnités cumulables devant les prud'hommes en cas de harcèlement moral sont :
  • Indemnité de licenciement nul : minimum 6 mois de salaire (Art. L. 1235-3-1)
  • Dommages et intérêts pour préjudice moral : selon la gravité (3 à 10 mois en moyenne)
  • Indemnité compensatrice de préavis : 1 à 3 mois selon le statut et l'ancienneté
  • Indemnité légale de licenciement : calculée selon l'ancienneté
  • Éventuels dommages-intérêts complémentaires : préjudice de carrière, préjudice financier
Le total peut représenter entre 12 et 30 mois de salaire pour les dossiers les plus solides, hors congés payés et primes.

Quel montant peut-on obtenir dans une transaction amiable pour harcèlement moral ?

Le montant d'une indemnité transactionnelle dépend directement de la solidité du dossier du salarié. En pratique d'avocats en droit social (2023–2026), on observe trois niveaux :
  • Dossier moyen (peu de preuves écrites) : 3 à 8 mois de salaire brut — souvent 1 à 3 mois au-delà du package légal
  • Dossier solide (emails, SMS, attestations, médecine du travail alertée) : 6 à 12 mois de salaire brut — c'est le cœur du marché transactionnel
  • Dossier très risqué pour l'employeur (santé dégradée, alertes ignorées) : 12 à 24 mois de salaire brut — cas rares, dossiers exceptionnellement solides
La transaction prévoit une indemnité globale et forfaitaire, sans reconnaissance de responsabilité de l'employeur. L'employeur n'accepte quasiment jamais une ligne « indemnité pour harcèlement moral » car cela reviendrait à reconnaître la faute.

Faut-il aller aux prud'hommes ou négocier une transaction en cas de harcèlement moral ?

Les deux voies présentent des avantages et des risques distincts :

Prud'hommes (contestation judiciaire) :
  • Potentiel d'indemnisation plus élevé si le harcèlement est reconnu et le licenciement jugé nul
  • Durée longue : 18 à 24 mois en moyenne (première instance + appel possible)
  • Issue incertaine : le juge peut ne pas reconnaître le harcèlement
  • Le barème Macron ne s'applique pas en cas de nullité (minimum 6 mois, Art. L. 1235-3-1)
Transaction amiable (négociation directe) :
  • Résolution rapide : 1 à 6 mois de négociation
  • Certitude du montant et confidentialité de l'accord
  • En contrepartie : renonciation définitive à toute action prud'homale
  • Montant généralement inférieur au potentiel judiciaire maximal
En pratique, c'est une équation économique : l'employeur évalue le coût d'un procès (honoraires, durée, risque de condamnation, publicité) et propose un montant inférieur mais certain et immédiat. Plus votre dossier est solide, plus votre levier de négociation est fort.

Qu'est-ce qu'une indemnité transactionnelle en cas de harcèlement moral au travail ?

L'indemnité transactionnelle est un montant global négocié entre le salarié et l'employeur dans le cadre d'un protocole d'accord transactionnel (article 2044 du Code civil). Elle vise à éteindre définitivement tout litige.

Ce que contient le « package » transactionnel :
  • Éléments classiques de rupture : indemnité légale de licenciement, indemnité compensatrice de préavis, congés payés
  • Surcroît transactionnel : c'est la vraie négociation — il couvre le préjudice moral, la perte de chance professionnelle, l'atteinte à la santé et la renonciation à toute action judiciaire
Points importants :
  • L'indemnité est souvent exonérée de cotisations sociales (dans certaines limites) mais reste soumise à CSG/CRDS
  • L'employeur refuse quasiment toujours d'isoler une ligne « harcèlement moral » pour ne pas reconnaître sa faute
  • On négocie donc un montant global en mois de salaire, pas une ligne « harcèlement »

Quels sont les risques de signer une transaction après un harcèlement moral ?

La signature d'un protocole transactionnel comporte des risques majeurs que le salarié doit connaître avant de s'engager :
  • Renonciation définitive : en signant, vous renoncez à toute action prud'homale, à toute réclamation future liée aux faits connus, et à toute contestation de la rupture
  • Aggravation ultérieure : si votre état de santé s'aggrave après signature (rechute dépressive, incapacité de travail), vous ne pourrez plus agir — le montant doit donc couvrir le futur, pas seulement le passé
  • Brut vs net : l'indemnité peut avoir un impact fiscal selon les montants — clarifiez toujours si l'on parle en brut, en net avant impôt ou en net poche
  • Timing : plus le salarié est encore en poste, plus son levier est fort — une fois licencié et remplaçable, le pouvoir de négociation diminue considérablement
Conseil : ne signez jamais une transaction sans avoir consulté un avocat en droit du travail et sans avoir constitué votre dossier de preuves au préalable. C'est votre meilleur levier pour obtenir un montant qui couvre réellement votre préjudice.